Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 12:09

 

Lutte-des-cl2.jpg

 

 

 

La lutte des classes s'aiguise de plus en plus. La bourgeoisie montre chaque jour qui passe son visage hideux qu'elle dissimulait pendant les périodes «paisibles» à travers son idéologie véhiculée essentiellement par les grands médias qu'elle possède. Tout son discours sur le droit de grève, de manifestation, de libre circulation etc. est mis à mal par les pressions multiformes et la répression qu'elle exerce sur le mouvement social qui se déroule sous nos yeux. Plus la lutte dure dans le temps, plus cette classe devient brutale, arrogante et odieuse.


La classe dirigeante est prête à utiliser tous les moyens dont elle dispose pour écraser la contestation populaire. Elle fait feu de tout bois. Président de la République, gouvernement, députés, sénateurs, intellectuels, journalistes, experts en tout genre, policiers, CRS, la BAC etc. sont mobilisés pour venir à bout d'un mouvement, somme toute, pacifique.

 

Deux classes aux intérêts diamétralement opposés s'affrontent ouvertement. D'un côté des millions d'hommes et de femmes, soutenus par une large majorité de leur concitoyens, qui défendent leur pension de retraite durement acquise et refusent de travailler toujours plus longtemps pour la bourgeoisie, de l'autre, une classe minoritaire, corrompue et parasite mais disposant de tous les pouvoirs et s'accrochant à ses privilèges.

 

 

manif-de-masse.jpg

 

 

Les salariés sont prêts à sacrifier leurs maigres économies pour soutenir une lutte de longue haleine: « C'est pas facile, question budget, reconnaît Gérard, cheminot. C'est même un sacré manque à gagner. Les fins de mois sont plus dures, sans aucun doute. Je me souviens, en 95, on avait eu presque un mois de grève ! Là, on avait souffert…» http://www.ladepeche.fr. Un autre ouvrier criait à la face des journalistes qu'il allait liquider son plan d'épargne pour tenir le plus longtemps possible!

La bourgeoisie ne peut comprendre que de simples ouvriers peuvent lui tenir tête en sacrifiant des journées, voire parfois des semaines de salaires. Ses représentants au gouvernement, eux, attendent cyniquement l'essoufflement de la révolte en usant de la propagande et de la répression physique, psychologique et idéologique. Un combat inégal!

 

La classe dominante ne reculera devant rien pour défendre ses intérêts si le mouvement populaire perdure. Toute l'histoire des luttes de classes le montre. Déjà, elle utilise la force contre les salariés des raffineries en grève et les menace de les réquisitionner et même de les jeter en prison en cas de résistance de leur part. Elle menace les routiers de poursuites pénales s'ils continuent à bloquer les routes et les péages d'autoroute en solidarité avec leurs camarades des autres secteurs professionnels.

 

Lutte-classes5.jpg

 

Le gouvernement s'est également attaqué aux lycéens qui ont rejoint le mouvement social. Un adolescent de 16 ans a été gravement blessé par un tir de flash-ball. Personne ne sait s'il va conserver son œil. Ce cas dramatique ne doit pas cacher la brutalité policière exercée sur les lycéens en lutte. Combien d'adolescents ont été matraqués, gazés, traînés au sol, gardés à vue et humiliés ? Mais cette répression aveugle ne fait que renforcer la détermination d'une jeunesse, dont l'avenir reste sombre, à se battre contre un pouvoir qui la méprise.

 

Quelle que soit l'issue du conflit, les salariés en général et les ouvriers en particulier ont déjà gagné, non seulement sur le plan moral en se battant contre une «réforme» réellement injuste, mais surtout ils ont pris conscience que l'État, le parlement, la police, les médias etc. sont contre eux et, partant, sont au service des patrons qui les exploitent tous les jours. La lutte dans l'unité leur a permis d'identifier clairement leurs ennemis de classe et le caractère bourgeois de la démocratie. Leurs intérêts et ceux de la classe dominante sont en contradiction totale. Ce combat de classe à classe dépasse, de ce fait, le cadre syndical et devient un combat politique.

 

Mohamed Belaali

 

 

 

Addenda

 

Deux classes irréconciliables que tout sépare:

 

 

Ils sont les exploiteurs

Nous sommes les exploités

 

Ils sont les oppresseurs

Nous sommes les opprimés

 

Ils sont les dominants

Nous sommes les dominés

 

Ils sont les bourgeois

Nous sommes les prolétaires

 

Ils sont le capital

Nous sommes le travail

 

Ils ont le profit

Nous avons le salaire

 

Ils gagnent sans travailler

Nous travaillons sans gagner

 

Ils sont les parasites

Nous sommes les travailleurs

 

Ils sont une petite minorité

Nous sommes la grande majorité

 

Ils défendent la société de classes

Nous luttons pour une société sans classes

 

Ils sont le passé

Nous sommes l'avenir

 

 

Mohamed Belaali

 


Partager cet article

commentaires

Letellier 21/10/2010 15:55


Totalement d'accord avec ce billet. Ne serait-il pas remps de lancer un mouvement internet de libération des esprits par une information continue, documentée soutenant la mémoire jusqu'au mmoment
d'élections pour faire dégager tous ces oppresseurs ? En 2011 les sénatoriales, en 2012 la présidentielle, 2 occasions de faire tomber ce pouvoir corrompu, affairistes et ses complices. Encore
faut-il que les français n'oublient pas et cesse de se laisser manipuler par des annonces démagogiques de circonstances. Qu'ils aient constamment en mémoire les mensonges de ce régime et les
engagements non tenus.