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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 08:51

Reunion-GOUVERNEMENT.jpg

  L’Etat n’est qu’un comité qui gère les affaires de la bourgeoisie, cette phrase est, encore une fois, d’une actualité brûlante. Quelques exemples suffisent à le montrer.

 

 

En effet, la bourgeoisie n’a jamais été aussi gâtée que sous le règne de Sarkozy: diminution de l’impôt de solidarité sur la fortune, allègement des droits de succession et plafonnement du bouclier fiscal (voir le paquet fiscal). Reconnaissante, la bourgeoisie récompense ses fidèles représentants c’est-à-dire les députés et les sénateurs en les excluant du projet de réforme des régimes spéciaux de retraite. Il faut dire que le travail de ces messieurs est plus pénible que celui des cheminots, des agents de la RATP, des électriciens etc.

Pour protéger cette classe et lui permettre de s’enrichir en toute impunité, Sarkozy, qui est déterminé à « mettre un terme à la pénalisation à outrance » installe (par le biais de sa ministre de la justice Rachida Dati) un groupe de travail chargé de dépénaliser le droit des affaires. Curieusement l’annonce a été faite au moment même où l’affaire EADS éclate au grand jour. Toute la direction du groupe est impliquée dans ce scandale. Noël Fourgeard (co-président d’EADS) et ses enfants ont réalisé une plus-value de 6,7 millions d’euros en vendant leurs titres à temps.

Ce même Fourgeard a quitté le groupe, après avoir supprimé 10 0000 postes (power 8) et brisé la vie de milliers de familles, avec une indemnité de 8.5 millions d’euros. Lagardère, président du groupe, ami intime de Sarkozy et propriétaire de plusieurs médias influents s’est débarrassé de 7.5% du capital d’EADS avec l’aval de l’Etat. Leurs intérêts (ceux de Lagardère et de l’Etat) sont tellement liés dans le groupe qu’ils sont gérés par une société commune, la Sogeade.

Une partie des titres Lagardère (2.25%) a été cédée à la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC) qui est un organisme public et considéré même comme le « bras financier » de l’Etat. Il faut préciser que le groupe vit essentiellement des commandes que leur fait…l’Etat. On voit mal comment, dans ces conditions, ces « délinquants financiers » seront condamnés par la justice comme elle l’a fait avec les jeunes qui criaient dans la rue leur rage contre le Contrat Premier Emploi (l’Etat les a même exclus du décret de grâce du 14 juillet 2006).

La complicité du pouvoir économique et politique est une réalité de plus en plus évidente. L’Etat n’est, en dernière instance, qu’un organisme au service de la classe dominante comme l’avaient écrit Marx et Engels en 1848.

 

7 octobre 2007

 

Mohamed Belaali




 

 

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